Les articles de presse (pas de commentaire !)

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Mar 6 Nov - 23:01

Lausanne souffre dela discrétion de ses leaders
PATRICK MARTIN

Football Depuis deux mois, le club de la Pontaise fait moins bien que la lanterne rouge

Pablo
Iglesias
Directeur sportif du LS

Lundi matin gris à la Pontaise, les couloirs sont déserts, les joueurs en congé. Seul dans son bureau, le directeur sportif, Pablo Iglesias, se repassant en boucle les images d’un film catastrophe, aurait de quoi déprimer. La vérité est telle que le constat est glacial: ce Lausanne-là, qui devait tout renverser sur son passage, n’y arrive plus. Malgré tout l’argent d’Ineos, malgré un investissement destiné à mettre ses footballeurs dans les meilleures dispositions, etc. Or le spectacle est absent, les résultats également, et le public, n’ayant rien à applaudir, gronde, manifestant son incompréhension devant ce qu’il doit subir chaque week-end. Défait chez lui par Vaduz, le LS a même touché le fond.

Giorgio Contini a-t-il déjà «perdu» le vestiaire, comme la rumeur le suggère, ou ses joueurs, à chipoter sur les options tactiques, ne seraient-ils pas plutôt en train de se saborder eux-mêmes? Les deux hypothèses conduisent à la même conclusion: quel que soit leur entraîneur, les supposés leaders, ceux qui devraient sinon sonner la révolte du moins susciter une prise de conscience, ne parviennent pas à prendre leurs responsabilités. Peut-être parce qu’ils n’en ont pas les capacités. Ou l’envie. Un problème qui existait déjà à la fin de l’ère Celestini, un technicien beaucoup plus directif que ne l’est Contini.

Si le LS a pu faire illusion en début de championnat, peut-être sous l’effet de la nouveauté, ce n’est plus le cas depuis deux mois. Le malaise remonte à la (chanceuse) victoire contre Servette, le 31 août. Depuis ce soir-là, le bilan du LS est famélique: avec sept points engrangés en autant de matches (contre 16 à Winterthour et 15 à Servette), le club vaudois, pourtant favori No 1 à la montée, fait même moins bien que la lanterne rouge argovienne (10).

«Ce n’est plus de la déception, c’est du mécontentement, reconnaît Iglesias. Le seuil de tolérance est entamé. Aujourd’hui, les joueurs se mettent en danger. Je leur trouve peu d’arguments ou de circonstances atténuantes compte tenu de ce qui est mis en place ici…» Mercredi, le responsable technique parlera à l’équipe, secouera ses cadors, notamment ceux qui traînent leur spleen. Quand bien même sa position apparaît fragilisée, le coach demeure l’homme de la situation aux yeux de ses dirigeants.

Mais la patience d’Ineos a des limites, et il nous étonnerait que le Zurichois demeure longtemps en place si rien ne change radicalement, aussi bien au niveau des résultats que du jeu présenté. Par ricochet, un nouveau changement de banc pourrait aussi déstabiliser Pablo Iglesias, à l’origine de la venue de Contini à Lausanne. À ce rythme, le jeune directeur sportif pourrait se retrouver dans la tourmente plus vite que prévu.
Nicolas Jacquier

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par mic le Jeu 8 Nov - 18:32

Le LHC offre 500 billets en collaboration avec le Journal la Broye et des entreprises à toutes les personnes de La région. Accueil par le speaker et animation sur le grand écran... une idée pour notre cellule marketing...

mic

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par AxeLS le Ven 9 Nov - 9:25

mic a écrit:Le LHC offre 500 billets en collaboration avec le Journal la Broye et des entreprises à toutes les personnes de La région. Accueil par le speaker et animation sur le grand écran... une idée pour notre cellule marketing...

Ils font pareil avec le Journal de Morges. Une manière comme une autre de se rapprocher du canton, ce dont le LS pourrait en effet s'inspirer
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AxeLS

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par hluna le Ven 9 Nov - 11:30

Merci Gabet, tu as raison !

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par fritz.k le Ven 9 Nov - 17:51

la cellule marketing du LS fait actuellement du bon boulot. Invitation pour les présidents des clubs de foot vaudois, invitation des juniors de ces même clubs, proposition de venir aux différentes soirées des clubs. Leur discours est plein de modestie. Nous voulons nous appuyer sur les footeux du canton pour faire venir du monde au stade. Leur ambition: avoir un public pour le nouveau stade! Tout ça est très positif! Le seul problème est que l'on ne peut pas dire que l'équipe fait beaucoup pour convaincre les footeux de revenir au stade. Samedi passé, malgré l'accueil chaleureux, le coup de blanc et les petits fours, le spectacle présenté n'incitait pas les présidents à revenir ... dommage !

fritz.k

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par kok9 le Ven 9 Nov - 23:41

Contini: «Maintenant, il n’y a plus d’excuses»
FootballSous pression, l’entraîneur du LS semble ne pas trop s’en faire. En tout cas, il ne changera ni sa personnalité ni sa méthode.


Simon Meier in 24H

Giorgio Contini aurait de quoi être en souci. Il nous a reçu en toute décontraction, vendredi midi, afin d’évoquer l’actualité peu reluisante de son Lausanne-Sport. Et à l’entendre, si l’on excepte les résultats, tout va bien.

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Giorgio, qu’est-ce qui ne va pas?

Les résultats ne sont pas là, on souffre un peu. C’est toujours comme ça, quand tu n’arrives pas à saisir les moments, tuer les matches. Il manque le truc qui fait tourner les choses et, à force, tout devient plus compliqué. Il y a des phases dans une saison et en ce moment, on a un souci de confiance.

À vous voir, vous n’en manquez pas. Comment la transmettre?

Mais tout le monde a confiance au club, à commencer par les dirigeants, qui voient comment on bosse. On discute ensemble, je suis très sévère avec les joueurs. Quand je n’obtiens pas ce que j’attends, je le leur dis. À l’entraînement, ils apportent des réponses. Mais le moment de vérité, ce sont les 90 minutes que tout le monde voit. Et là, on n’y arrive pas. Il faut travailler. Plus qu’un boulot tactique, c’est une histoire de dialogue.

Il y en a eu cette semaine à la Pontaise. Pour se dire quoi?

Je ne suis ni du genre à faire des sauts de 2 mètres quand on gagne, ni à me cacher quand on perd. Je garde ma ligne, sinon je perds ma crédibilité. Je ne changerai pas d’attitude, j’ai toujours confiance en mon travail et mon équipe.

Comprenez-vous qu’il y ait de l’inquiétude et de la colère?

C’est normal, j’ai connu pire à Saint-Gall. Les gens ont le droit d’être fâchés, surtout après une prestation comme celle contre Vaduz. Les joueurs n’ont pas le droit de rééditer ça. Bien sûr que je comprends les sifflets. Mais il ne faut pas tout remettre en question quand cela ne va pas, sinon tu sèmes encore plus le doute. L’important, c’est qu’on sache exactement ce que nous faisons à l’interne. Je suis sûr que le travail va payer.

Vos dirigeants vous ont-ils mis sous pression?

Non. Dès le premier jour, j’ai tenu à ce qu’il y ait une liaison avec les dirigeants, le président. La séance était prévue mais, vu la situation, certains ont parlé de crise. Le président nous a répété qu’il était convaincu par ce qui se faisait.

Donc vous ne vous sentez pas en danger?

Non. Je me suis toujours mis de la pression et c’est clair qu’on doit gagner à Kriens. On doit assumer.

Vous n’êtes pas venu en conférence de presse après Vaduz. Aviez-vous peur de ce que vous pourriez y dire?

Non. J’ai pris le temps de parler à l’équipe – c’était le plus important pour moi. Puis j’ai laissé les joueurs discuter ensemble.

Avez-vous senti une révolte?

Cette semaine, ils étaient très concentrés – mais les précédentes aussi. On a fait en sorte de laisser ce match contre Vaduz derrière nous. On sait qu’il n’était pas bon, mais on veut aller de l’avant.

Votre vestiaire est-il pleinement derrière vous?

Oui. Tous les joueurs, y compris ceux qui attendent l’occasion de jouer, sont là. Je le vois dans leur implication, je n’ai aucun doute. Personne n’a été obligé de rester au LS, il y a une volonté commune.

Donc ce n’est pas ça, le souci. On cherche toujours… Le souci, ce sont les 90 minutes. Si tu vois nos sept entraînements de la semaine, tout va bien. Il manque peut-être un esprit de compétitivité. Il faut être là quand ça compte, dès le coup d’envoi.

On vous reproche d’être trop prudent, de ne pas imposer votre supériorité supposée…

Si on joue dix fois vertical et que le ballon sort huit fois, je m’en fous – parce qu’il peut se passer quelque chose les deux ou trois fois où le ballon arrivera. Moi aussi, j’aimerais des victoires et du spectacle. Mais des fois, il n’y a pas de place pour faire le jeu. Alors il vaut mieux mettre de longs ballons, provoquer les duels et les gagner. C’est aussi une façon de s’imposer, en puissance, comme à la guerre.

Vos joueurs sont-ils trop gentils?

Non. (Silence.) Des fois, oui, on pourrait dire qu’on perd trop de duels. Mais j’ai les statistiques, je peux vous dire que nous ne courons pas moins que les autres. En revanche, si Margiotta marque trois buts au lieu de tirer trois fois sur la barre, ça peut nous faire six points en plus et on discuterait autrement. Ce sont toujours ces petits détails qui changent le foot.

Qu’est-ce qui vous fait penser que le déclic arrivera à Kriens?

Je suis très positif. Maintenant, il n’y a plus d’excuses. Après Kriens, nous aurons Winterthour, Aarau, Servette et Wil. Soit on est vraiment là, soit on devra revenir sur certains choix. Mais je suis sûr que les joueurs vont réagir. Ma vision est claire, sans nuage ni brouillard.

Vous allez jouer votre poste sur ces cinq matches, non?

Si cela me pose problème, je dois changer de boulot. On n’est pas là où on aimerait être. Peut-être avions-nous besoin de vivre ça. En tout cas, je ne changerai rien à ma personnalité, à mon travail. Je pense que je suis dans le juste.

Pensez-vous avoir fait des erreurs depuis cet été?

C’était la première fois que je reprenais une équipe reléguée. C’était très dur de savoir qui partirait ou qui resterait, qui était bien ou pas au niveau mental. Je ne peux pas dire que je changerais quelque chose, puisque je n’avais jamais vécu ça. Les regrets, ça ne sert à rien. Il faut rester soi-même.

Serez-vous sur le banc du LS pour l’inauguration du nouveau stade?

Oui, absolument.

L'avant-match
Kleinfeld, dimanche (14 h 30)

Au vert. Comme il en a pris l’habitude avant tout déplacement dominical lointain, le LS prendra la route dès samedi et passera la nuit dans la région lucernoise.

Infirmerie. Jérémy Manière, Noah Loosli et Yeltsin Tejeda manquent toujours à l’appel. Per Egil Flo et Mickaël Nanizayamo sont en revanche de retour au sein de l’effectif.

Retrouvailles. C’était le 20 juillet à la Pontaise – il y a une éternité. Lausanne débutait sa saison en épouvantail face au néo-promu Kriens. Nonante minutes et un match nul plus tard (1-1), les Vaudois avaient compris que leur tâche ne serait pas simple. Ils seraient inspirés, à l’occasion de leurs retrouvailles avec les Lucernois, de lancer enfin leur saison.

(24 heures)



kok9

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Lun 12 Nov - 1:04

Un but gag assomme un LS en léger progrès
lLes Vaudois avaient le match en main à Kriens, quand une erreur d’appréciation a joué un sale tour à Castella.

Image: MARTIN MEIENBERGER
André Boschetti à Kriens
ABO+


Un point, c’est tout. Et ce n’est surtout pas assez pour le LS par les temps douloureux qu’il traverse. Le déplacement, a priori idéal, à Kriens n’a donc pas permis à un Lausanne-Sport en plein doute de sortir plus qu’un petit orteil de la crise dans laquelle il se morfond depuis des semaines. Un nouvel échec comptable qui le relègue désormais à cinq longueurs du leader, Servette. Alors que, heureusement ou pas, un programme gargantuesque l’attend d’ici à la pause de Noël, avec trois matches contre ses principaux contradicteurs dans la lutte pour la promotion. Sans négliger un voyage, qui s’annonce lui aussi compliqué, à Aarau face à un adversaire en pleine reprise. C’est dire que, dans un mois seulement, le LS saura si seul un miracle pourra lui permettre de retourner une situation déjà hautement compromise, au printemps.

Beaucoup de regrets

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces quatre échéances capitales, les Lausannois ne les ont pas préparées de la meilleure des façons. «Ce nul nous laisse beaucoup de regrets, concédait Giorgio Contini. Nous étions clairement venus à Kriens pour gagner. Nous avons d’ailleurs fait les efforts nécessaires pour y parvenir, mais nous avons ensuite été punis par une erreur de trop.» Sur le fond, le contesté entraîneur lausannois a raison.

L’état d’esprit affiché par ses joueurs dès le coup d’envoi n’avait rien à voir avec l’extrême passivité vue en d’autres récentes occasions. Une volonté d’aller de l’avant, à laquelle on était plus habitué, qui a au moins eu le mérite de rendre cette rencontre rythmée et agréable à suivre. Mais le plus inquiétant reste que ces légers progrès «comportementaux» n’ont pas suffi pour gagner sur le terrain synthétique de la pire équipe de Challenge League à domicile! Lors des quatre matches disputés devant leur public, les Lucernois n’en ont en effet encore remporté aucun.

L’autogoal de Castella

Et sans un coup du sort les Lausannois auraient certainement ajouté une quatrième défaite au bilan lucernois. «Au moment de l’égalisation de Kriens, nous avions la partie parfaitement en main, poursuivait Contini. Depuis l’ouverture du score de Zeqiri, le LS avait la maîtrise du jeu et les occasions pour creuser l’écart. Ce que nous n’avons malheureusement pas réussi à faire. Et un détail défavorable est venu tout remettre en question.»

Le technicien zurichois fait là allusion au malheureux autogoal de Thomas Castella. Jusque-là irréprochable – superbe arrêt réflexe sur un tir à bout portant de Chihadeh (5e) –, le gardien a cru bloquer sans trop de problème un long centre tir d’Ulrich. Malheureusement pour lui, emporté par son élan il heurtait, de dos, son poteau gauche. Surpris par le choc, Castella relâchait ensuite le ballon dans son propre but. Et remontait par là même le moral chancelant de ses adversaires.

Deux millions sur le banc

Comme le répètent jusqu’à l’ennui les coaches, un match de football se joue souvent sur d’infimes détails. Mais ce qu’il faut préciser, c’est que ces petites choses qui font basculer une rencontre d’un côté ou de l’autre ne concernent que celles disputées entre des équipes de même valeur. Or, jusqu’à nouvel avis, LS et Kriens ont non seulement des ambitions diamétralement opposées mais surtout des moyens techniques et financiers plus différents encore. Il n’est donc pas normal que ce qui n’aurait dû être qu’une désagréable péripétie, de surcroît à une quarantaine de minutes du terme, se transforme en élément décisif.

Même s’il se dit toujours serein et confiant, le mois à venir sera décisif pour Giorgio Contini. Dimanche, son nouveau coup de poker – avec Margiotta et Rapp il était assis avec 2 millions d’euros sur son banc – n’a pas fonctionné. Et comme les trois différentes réunions, dont un discours rassembleur de David Thompson aux joueurs mercredi, n’ont pas eu beaucoup plus d’effet, le Zurichois semble toujours plus avancer sur la corde raide. (24 heures)

LKK

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Mar 13 Nov - 7:58

«Ce but gag, c’est une petite erreur et pas mal de poisse»

Football Thomas Castella s’en veut d’avoir marqué ce curieux autogoal qui a coûté deux précieux points au LS

Les images des matches de Challenge League n’intéressent en général pas grand monde. Dimanche, celles du but égalisateur de Kriens contre le Lausanne-Sport ont pourtant fait le buzz. Et pour cause, puisque Thomas Castella se l’est fabriqué tout seul. «Sur un long centre, un peu vicieux, d’Ulrich, je n’ai pas très bien calculé la trajectoire du ballon, explique le gardien lausannois. J’ai quand même réussi à le bloquer mais, un peu déséquilibré par la vitesse de la balle, je suis allé heurter le poteau. Suite à ce choc, le ballon m’a échappé et je l’ai malencontreusement poussé de la main gauche dans mon propre but. Je reconnais sans problème que ma responsabilité est engagée mais je dois dire que j’ai aussi eu pas mal de poisse. Après ma chute, le ballon aurait très bien pu filer devant moi ou en corner.»

Une petite erreur d’autant plus regrettable qu’elle a fini par coûter deux points à un LS qui en aurait bien eu besoin pour se relancer. «Et c’est ce qui m’embête le plus, soupire Thomas Castella. Si on avait gagné ce match, je crois que j’aurais été le premier à en rire. Mais tel n’a malheureusement pas été le cas et j’ai encore un peu de mal à chasser ces images de mon esprit. Même si je suis préparé à vite digérer ce genre de péripéties, j’avoue que j’y ai parfois aussi repensé, dimanche, durant les 40 minutes restantes. Surtout lorsque nous rations une occasion de reprendre l’avantage.»

Même s’il aurait préféré rejouer au plus vite pour effacer ce souvenir, Thomas Castella se focalise déjà sur une fin de 2e tour qui s’annonce ardue. «Nous avons maintenant deux semaines pour bien travailler afin de repartir sur de bonnes bases.» Avec, on n’en doute pas, un Castella qui ne sera aucunement marqué par un épisode où il apparaît plus malchanceux que coupable. Du côté de la Pontaise aussi, personne ne tiendra rigueur à un gardien dont le bilan personnel reste très largement positif en cette triste année 2018. Au cours de laquelle il doit d’ailleurs être l’un des très rares Lausannois à ne pas avoir grand-chose à se reprocher.
André Boschetti

LKK

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LsLover le Mer 14 Nov - 21:12

Interview de Thompson dans le 24 heures

Le 15 novembre 2017, Ineos annonçait officiellement le rachat du Lausanne-Sport à Alain Joseph. Avec l’ambition de ramener le club, à moyen terme, dans le cercle restreint des meilleures équipes du pays. Une année plus tard, le bilan sportif est très éloigné de ces desseins enivrants. Un constat alarmant que son président, David Thompson, tente de relativiser. Pour le moment.

On imagine facilement qu’il y a un an vous espériez une première année très différente, non?
(Il rit.) Oui, bien sûr, même s’il était difficile pour nous, à l’époque, de faire des prévisions précises. D’abord parce que le défi était grand: nous avions tout à découvrir d’un milieu que nous ne connaissions pas. Et je peux vous confirmer que diriger un club de foot et une société active dans la pétrochimie sont deux choses très différentes. Mais l’aspect positif, c’est que durant ces douze derniers mois, nous avons appris beaucoup de choses.

D’accord, mais le bilan sportif de cette année 2018 du LS est catastrophique. Cela ne vous fâche-t-il pas?
Je suis bien entendu déçu par les résultats mais nous étions bien conscients que ce championnat de Challenge League serait compliqué. En revanche, ce que je ne peux pas accepter, c’est l’attitude que l’équipe a parfois affichée durant certains matches, comme celui contre Vaduz. C’était inexcusable. Ce n’est pas en adéquation avec l’image que veut véhiculer Ineos. Je peux toujours accepter une défaite si elle est accompagnée d’une belle prestation collective, avec une équipe qui a tout donné sur le terrain. Ce qui n’a malheureusement pas toujours été le cas cette année.

C’est ce que vous avez dit aux joueurs lors de votre rencontre la semaine passée?
Absolument. Lors de ma courte intervention, j’ai voulu mettre l’accent sur l’importance primordiale de jouer en équipe, sur la solidarité. Parce que je reste convaincu qu’elle est la base du succès. Quand une équipe travaille bien ensemble, que les joueurs qui la composent jouent les uns pour les autres, elle est toujours supérieure à une simple addition de bonnes individualités. J’ai aussi essayé de faire comprendre aux joueurs qu’ils jouaient pour leurs coéquipiers, les fans, le club et le canton.

À Kriens, l’implication et l’envie de bien faire étaient meilleures. Le message a donc passé.
Oui, je l’espère. Mais il faut croire que ce n’est pas encore suffisant pour gagner.

La base du succès est de mettre les bonnes personnes aux bonnes places. Est-ce le cas au LS?
(Il marque une pause.) Je le crois. Giorgio (ndlr: Contini) me donne l’impression de savoir ce qu’il fait. Le problème, selon lui, c’est que les joueurs ne sont pas encore capables de reproduire en match toutes les bonnes choses qu’ils montrent à l’entraînement. Il faut du temps. C’est d’ailleurs pour cela, je le répète, qu’Ineos s’est engagé ici sur le long terme.

Comment réagit Jim Ratcliffe, le «big boss»?
(Il sourit.) Pour l’instant, ça va, il ne s’occupe pas trop des affaires de l’équipe. Mais il ne faudra pas que des prestations comme celle de Vaduz se répètent. Il a beaucoup de patience mais elle a aussi ses limites.

La place de Giorgio Contini n’est donc pas en danger?
Aujourd’hui pas. Maintenant, nous avons quatre matches très importants à bien négocier d’ici à la trêve. À commencer par un derby contre Servette qui vaudra six points. Ensuite seulement nous ferons le bilan de cette première moitié de saison.

Que se passera-t-il si le LS compte une dizaine de points de retard sur le leader à Noël?
C’est une question intéressante que je me suis déjà posée. J’ai une ou deux petites idées qui, je l’espère, devront se contenter de rester dans un coin de ma tête.

Le club a-t-il de l’argent pour se renforcer au mercato?
Nous avons jusqu’en janvier pour réfléchir à cette question.

Ni Bob Ratcliffe (CEO du LS) ni vous-même n’êtes souvent présents à la Pontaise. Avez-vous peur de vous y ennuyer?
(Il se marre.) Non non, mais mon emploi du temps ne s’y prête pas actuellement. Les matches du samedi soir ne conviennent pas non plus à Bob en raison d’autres obligations. Mais dès février, je vais m’organiser pour être davantage présent. Quant à la qualité du spectacle, comme je l’avais souligné l’an passé, nous y tenons beaucoup. Dans ce domaine aussi, il y a quelques progrès à faire. Cela dit, je reste malgré tout confiant pour la suite. Parce que l’état d’esprit est bon. Un atout capital pour avoir du succès.

LsLover

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par hluna le Ven 23 Nov - 23:46

«Ineos sait que la réussite passera par le changement» - 24 heures, l'actualité en direct: politique, sports, people, culture, économie, multimédia

Alain Joseph, avez-vous fêté le 1er anniversaire de la vente du LS?

Pour être sincère, je ne me souvenais pas exactement de la date, mais j’ai reçu une très sympathique invitation d’Ineos pour que l’on marque le coup ensemble. Je l’ai bien sûr acceptée avec plaisir.

Comment cette rencontre s’est-elle déroulée?

L’atmosphère était très simple et cordiale. Il y avait Bob Ratcliffe (CEO), Florence Bardot (responsable des finances), Jeff Collet et moi-même. David Thompson (président) était malheureusement absent.

La présence de Jeff Collet étonne un peu.

Non car il a dirigé ce club avec moi des années durant. Et comme leur envie était d’avoir notre regard extérieur sur cette première année, il était logique qu’il soit là.

Et que leur avez-vous raconté?

(Il marque un temps de réflexion) Au début, je n’étais pas très chaud à l’idée de leur livrer mon point de vue, mais comme ils revenaient souvent sur le sujet, je leur ai d’abord expliqué notre fonctionnement et la chance que nous avons eue de pouvoir vite compter sur l’expérience de Jeff Collet dans le milieu sportif. Elle nous a non seulement fait gagner beaucoup de temps et d’argent mais elle nous a aussi évité de nombreuses erreurs.

De celles qu’Ineos a commises?

Oui. La principale ayant été, à mon avis, de donner d’emblée beaucoup trop de pouvoir et de moyens aux «footeux». Je m’explique. Quand Ineos est arrivé, le chantier LS était bien en place même s’il restait beaucoup de choses à faire et à améliorer. Mais au lieu de le poursuivre étape après étape, ils ont voulu aller beaucoup trop vite en écoutant de belles théories. Gérer un club demande du pragmatisme avant tout.

On a l’impression que vous êtes toujours persuadé qu’il ne faut pas mettre le foot entre les mains des footballeurs, non?

Ce n’est pas tout à fait ça. Je pense qu’ils auraient d’abord dû prendre le temps de découvrir un milieu qui est très différent de celui de la construction ou de la pétrochimie. Et apprendre à connaître la façon de fonctionner du club. Ce n’est qu’une fois cette base acquise et certains principes bien ancrés qu’il devient nécessaire de donner des responsabilités aux spécialistes du foot. Les gens d’Ineos, qui apprennent vite car ils sont intelligents, se rendent aujourd’hui compte que leurs budgets et leurs investissements ont été excessifs. Injecter très vite beaucoup d’argent est plus un gage d’échec que de réussite. Cela dit, je reste convaincu qu’ils vont réussir quelque chose de fantastique à la tête de ce club. Cela leur prendra juste un peu plus de temps qu’ils ne l’imaginaient. Mais je tiens à préciser que si j’avais été à la place d’Ineos, en 2007, j’aurais commis les mêmes erreurs.

Que faudrait-il faire pour que le LS redresse vite la barre?

Pour que le club progresse, il me semble important que les personnes qui composent le staff technique – au sens global – fassent d’abord un bel examen de conscience puis identifient et admettent leurs erreurs. Avec mon frère, nous dirigeons notre entreprise depuis vingt ans. Et l’an dernier, pour la première fois, nous avons perdu de l’argent. En partie à cause d’une conjoncture difficile mais surtout parce que nous n’avons pas été bons. Les seuls responsables, ce sont nous! Au LS, c’est la même chose. Certains doivent arrêter de trouver mille excuses et commencer par se remettre sérieusement en question. Ce n’est que de cette façon que le LS pourra grandir. Arrêter de mettre la faute sur le chantier et les contrats passés puis assumer les échecs pour mieux profiter des succès futurs.

C’est une démarche qui est loin d’être évidente.

Peut-être, mais elle est indispensable. Il ne faut pas se leurrer, aujourd’hui le LS est plus proche du Stade-Lausanne-Ouchy que du FC Bâle ou de YB! (Il soupire) En janvier, j’ai demandé au responsable financier de Grand Chelem, qui a continué de s’occuper du LS jusqu’au 30 juin, de ne plus m’informer de ce qui se passait dans le club. Mais un jour, alors que je cherchais un papier dans un dossier, je suis tombé sur un contrat signé par la direction du club. J’ai failli tomber à la renverse. C’était du vol, il n’y a pas d’autre mot! À la Pontaise, les employés – au sens large – sont trop gâtés. Il me semble capital, vu ce qui se passe, d’adopter un profil plus bas. Je ne dis pas qu’il faut revenir au quotidien qui était le nôtre il y a quelques années, mais il existe un juste milieu entre cette époque et les excès d’aujourd’hui.

À vous entendre, il n’y a pas beaucoup de raisons d’être optimiste.

À moyen terme, oui. Parce que, je le répète, les gens d’Ineos ont envie de réussir et ils savent que cela passe par le changement. À titre d’exemple, je vous citerai YB. Un club qui a pris le temps de grandir peu à peu. Tout comme Stéphane Chapuisat qui, en dix ans, est passé du statut d’ancien très grand joueur à celui de dirigeant très compétent. L’homme avec lequel je parlais en 2007 ne réfléchissait pas comme celui d’aujourd’hui. Je me souviens que lorsque nous avons négocié, avec lui et Spycher, le transfert à YB de Lotomba, j’avais affaire à deux personnes qui s’engageaient comme s’ils apprêtaient à investir leur propre argent. Ils ont été intraitables et à la fin j’ai dû céder le joueur à un prix inférieur de 150'000 francs à celui que j’espérais. Et, croyez-moi ou pas, je suis sorti de ces discussions avec le sourire et le sentiment que j’avais négocié avec de vrais dirigeants respectueux du propriétaire qui les paie.

Vous qui êtes désormais dans la peau du supporter, avez-vous du plaisir à la Pontaise?

Pas beaucoup, non. Je me réjouis encore d’aller au stade car je m’y rends toujours avec l’espoir d’y voir un bon spectacle. Mais je dois dire que, malheureusement, les bons moments y sont rares. Or je reste convaincu que pour gagner, il faut commencer par bien jouer.

Vous y croyez encore en cette promotion?

Oui, même si j’avoue être aujourd’hui un peu inquiet. Parce que je ne vois pas cet enthousiasme et cet allant dans le jeu qui avaient accompagné nos deux promotions en Super League. Mais, comme on a pu le vérifier à maintes reprises, tout peut aussi changer très vite en football.

Les absents:

Manière, Tejeda, Loosli et Zeqiri sont blessés. Nanizayamo (0 minute en match officiel cette saison) est annoncé malade. Zeqiri, buteur lors du 1-1 contre la France, a été touché à une cuisse avec l’équipe de Suisse M21. Quant à Loosli, absent depuis deux mois, il n’est pas du tout certain qu’on le revoie sur un terrain cette année.

Giorgio Contini

«Les deux matches amicaux disputés durant la trêve ont été bons pour notre confiance. Quelques jeunes en ont profité pour se mettre en valeur. Contre Winterthour, nous entamons la dernière ligne droite avant la pause. Notre objectif est de réduire cet écart pour aborder la deuxième moitié de saison en bonne position, en février.»

hluna

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Dim 25 Nov - 19:08

Une tempete dans un verre d’eau pour moi.
Moi je salue Fabio pour ce qu’il a ammene au LS. Du beau jet de l’espoir. Apres tout a un cycle...
Son refus de l’offre de Servette pour ne pas trahir le LS?
Rien que pour ca il merite notre respect eternel!

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«J’ai mes idées, mais je ne suis pas arrogant»
VALENTIN FLAURAUD/Keystone
Depuis Lugano, où il a rebondi après son départ
de Lausanne, le Vaudois parle de lui, de son vécu, de ses sentiments, avec ses lumières et ses parts d’ombre.

Fabio Celestini regarde devant, même si certains souvenirs désagréables restent dans
un coin de sa tête.
Valentin Flauraud/Keystone

Daniel Visentini Lugano
daniel.visentini@lematindimanche.ch

Derrière la tribune B du Cornaredo, séance d’entraînement du FC Lugano. Les Tessinois bossent dur. Fabio Celestini connaît cette réalité. Il donne ses instructions, observe le petit jeu d’opposition avec attention. Après la fin en queue de poisson il y a quelque mois à Lausanne, il a rebondi ici, au Tessin, succédant à Guillermo Abascal. Le jeu des chaises musicales, version entraîneurs de foot. On s’approche au terme de l’entraînement et on lui propose un entretien. «D’accord. Maintenant, ça va? On peut se poser sur le petit banc, juste là», indique-t-il immédiatement, sans chichi. Parfait.

Fabio, que représente pour vous
le FC Lugano?

Mon premier match de Super League en tant que joueur, avec Lausanne. Georges Bregy, l’entraîneur, m’avait dit de marquer un certain Igor Chalimov, un ancien de l’Inter notamment. Petite pression pour un début de carrière…

Mais que représente le Lugano
d’aujourd’hui dans votre carrière
d’entraîneur?

C’est un pas de plus. Un club structuré, humble, où il y a du dialogue. En fait, dans ma carrière de joueur ou d’entraîneur, en Suisse, je n’ai connu que Lausanne. Mais j’ai toujours été attiré par une autre expérience dans le pays. La Suisse allemande, par exemple. Je me retrouve ici, au Tessin, et je m’y sens bien.

Mieux qu’à Lausanne avant votre limogeage en avril dernier?

Je ne veux pas parler du Lausanne qui
se met en place actuellement, avec Ineos. Ce que les nouveaux propriétaires font est très bien. C’est bon pour le futur du LS
et je ne peux qu’espérer une pleine réussite avec tout ce qui se structure, avec
les moyens qui existent désormais. Je n’ai aucune amertume envers le club, qui est au début de quelque chose de bon. De toute façon, j’ai vécu trois ans et demi
tellement exceptionnels au LS que je ne peux pas avoir de regrets. Nous sommes partis de Challenge League pour arriver assez haut, si l’on fait abstraction des
derniers mois où tout s’est compliqué. Non, il n’y a que le fait de ne pas vivre
l’arrivée dans le nouveau stade que
je peux éventuellement regretter.

Aucune amertume, vraiment?

Non, vraiment. C’était simplement la fin d’une aventure. Tout a un début et une fin, il faut l’accepter. Même si les circonstances m’ont fait mal.

Lesquelles?

C’est dur de se faire insulter par les supporters, de devoir quitter la Pontaise par une porte dérobée, de nuit, après le dernier match contre Lucerne. Cela fait mal de s’entendre dire tout le «bien» que certains pensent de toi. Évidemment que j’ai ma part de responsabilité. Mais j’ai fait mon métier au plus proche de ma conscience. J’ai sûrement commis des erreurs, j’ai dû louper des choses. Mais quand tu regardes derrière toi et que tu mesures tout ce que tu as sacrifié durant trois ans et demi, au détriment de ta famille souvent, quand tu te rends compte finalement que tu étais en immersion totale pour le bien du club, c’est dur d’entendre la réaction des gens après ce match contre Lucerne. Être le fusible, à tort ou à raison, cela fait partie du métier d’entraîneur. Mais ça fait mal d’entendre certaines choses. D’autant plus parce que c’est ma ville, mon club. Et puis on a raconté tellement de choses sur moi, des mensonges. C’était absurde, faux.

Parlez-vous d’Alain Joseph, l’ancien
président, qui a dit qu’on ne pouvait
pas discuter avec vous, que vous étiez
inaccessible?

J’en veux beaucoup à Alain Joseph, oui. Moi, je n’ai jamais évoqué quoi que ce soit de négatif le concernant, alors qu’il a peut-être lui aussi une part de responsabilité dans ce qui s’est passé. Je n’ai jamais souligné ce qu’il a fait moins bien. Parce qu’au final, il y a bien plus de positif que de négatif dans son action. Alors j’ai vraiment trouvé injuste qu’Alain Joseph dise ces choses sur moi, après mon licenciement, qui ne reflètent pas la réalité de ce que l’on a vécu.

N’est-ce pas lié à l’image que vous
renvoyez de vous-même, où l’on peut parfois deviner une forme d’arrogance?

Mais je n’ai cette image-là que dans le canton de Vaud! Allez demander à Troyes,
à Marseille, à Levante ou à Getafe. Allez-y! Vous verrez que personne dans ces clubs n’a ce ressenti vis-à-vis de moi. C’est pour ça que ça me fait mal, parce que ce n’est pas moi, ce personnage soi-disant arrogant. J’ai de la personnalité, oui. Je ne suis pas un mouton. Si je pense qu’un chemin n’est pas bon à prendre, je ne l’emprunte pas. Pourquoi est-ce que je devrais fonctionner autrement? Je me tiens à mes choix, à mes idées. Parce qu’à la fin, c’est moi qui suis viré et insulté un soir de défaite contre Lucerne.

La proposition de Servette, au lendemain de votre départ de Lausanne, a dû vous faire plaisir.

Oui. Bien sûr que dans ces moments difficiles, recevoir immédiatement un appel de Servette a fait du bien. D’autant qu’il s’agissait d’une belle proposition: trois ans de contrat, un travail sur le long terme. J’ai rencontré Constantin Georges à deux reprises. Tout était parfait, je n’aurais même pas eu besoin de changer mes enfants d’école. En fait, Servette m’a fait une offre que l’on ne refuse pas.

Mais vous l’avez pourtant refusée…

Disons qu’il a fallu ce processus pour que je me rende compte que je ne pouvais pas venir au Servette FC après mon vécu avec le LS. Je ne me voyais pas avec le maillot de Servette. Attention: rien de dénigrant pour ce club, cela n’a rien à voir. Simplement, j’aurais eu l’impression de trahir Lausanne.

Pourtant, vous posez vos conditions,
Servette les accepte, et vous renoncez:
dans ce cas, n’aurait-il pas fallu décliner d’emblée?

Oui, cela peut paraître bizarre, c’est vrai. Dans un monde idéal, j’aurais dû dire non tout de suite, pourquoi pas? Mais encore une fois: il a fallu que je traverse tout ça, ce processus, pour me rendre compte que ce n’était pas possible. Je m’en suis d’ailleurs excusé auprès des dirigeants servettiens. Je n’arrivais pas à me faire
à l’idée de travailler pour le club rival, c’était plus fort que moi.

Désormais, il y a Lugano. Avez-vous
totalement tourné la page avec Lausanne et Servette?

Oui. Les Tessinois ont pensé à moi.
Et je m’investis à fond pour ce club,
maintenant.

«C’est dur
de se faire insulter,
de devoir quitter
la Pontaise
par une
porte
dérobée,
de nuit»
Fabio Celestini, entraîneur


Alain Joseph répond
«Fabio se dit déçu que je lui ai attribué
une part importante des événements qui se sont passés après la reprise du LS par Ineos. C’est son droit de penser que
j’ai eu tort de parler. J’ai déjà été confronté à ce genre de problèmes lorsque, après l’avoir défendu avec vigueur malgré
des résultats mauvais, je m’étais permis
de dire à un journaliste qu’il avait encore une marge de progression importante dans la gestion d’un groupe. J’ai rappelé qu’il était un jeune retraité footballeur,
et qu’entraîneur était un autre métier.
J’ai ajouté que j’étais persuadé que Lucien Favre, avant d’être où il est aujourd’hui, avait aussi eu «une phase d’apprentissage dans la gestion d’un groupe». À mon sens, il s’agissait d’une vérité bienveillante.
Le lendemain, lors d’une séance de crise, Fabio a lancé que j’avais brisé sa carrière.
Il doit aussi savoir que je ne l’ai jamais
lâché ou trahi à l’interne, une loyauté dont il n’a pas fait preuve à mon égard, notamment en montrant à l’équipe un SMS privé que je lui avais envoyé.» A. B.

LKK

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Message par dudu le Mar 27 Nov - 17:49

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Message par LsLover le Jeu 29 Nov - 16:35

Article du Matin sur les camps d'entrainements des clubs romands cet hiver
https://www.lematin.ch/sports/football/fc-sion-mettre-cap-turquie/story/17754008

LsLover

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Message par dudu le Jeu 29 Nov - 18:40

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Message par Homer le Ven 30 Nov - 16:29

Les quatre clubs romands de SFL ne font déjà plus cause commune
Edmond Isoz, l’ex-directeur de la Swiss Football League, défendait les intérêts romands. Pas du goût de tout le monde…

C’était une idée forte. Trop peut-être. Il y a deux ans, les clubs romands de Swiss Football League (Sion, Servette, Lausanne, Xamax et même Le Mont au début) avaient répondu favorablement à l’initiative d’Edmond Isoz. L’ex-directeur de la SFL, fort de ses contacts et de ses connaissances du milieu, avait proposé ses services aux présidents. Il y avait là une volonté commune de défendre ses intérêts et d’être représenté et défendu par quelqu’un qui connaît les arcanes et les coulisses comme sa poche. L’union fait la force. Deux ans plus tard, cette philosophie s’est déjà évanouie.

C’est d’abord Servette qui n’y a plus trouvé son compte l’année dernière déjà. C’est ensuite Xamax qui a jeté l’éponge l’été passé, en même temps que les nouveaux propriétaires de Lausanne. Il ne reste plus que Sion pour collaborer encore avec Isoz. Autant dire que la belle entente, cette volonté de tirer à la même corde, n’existe plus. Comment, pourquoi?
Les explications d’Isoz

Edmond Isoz a sa réponse. «Cela déplaisait à certaines personnes à la Ligue, assure l’ex-directeur. Elles ont fait plus ou moins clairement pression. Sans doute que mes connaissances semblaient empiéter sur leur travail. C’est dommage.» Il est certain qu’Edmond Isoz connaît le sujet foot sur le bout des doigts. Il a aussi son franc-parler et quand il faut prendre la parole pour le bien des Romands face à Claudius Schäfer, son successeur à la SFL, il ne mâche pas ses mots.

Suffisant pour que Schäfer laisse entendre son mécontentement auprès des clubs représentés par Isoz?

Alain Joseph confirme

Alain Joseph, l’ex-président de Lausanne-Sport, fait état de ce qu’il a vécu de l’intérieur. «Disons que les dirigeants de la SFL n’étaient pas très heureux d’avoir pour représentant des clubs romands l’ex-directeur, explique-t-il. Ce n’était pas bien vu, ils nous ont fait comprendre qu’ils n’y étaient pas favorables, qu’ils n’appréciaient pas. Ce que je peux entendre, au fond.» Une parole libérée puisqu’elle émane d’un homme qui n’est plus président aujourd’hui et donc plus en relation avec la Ligue.

Pour saisir le divorce, il faut aussi comprendre le phénomène dans son ensemble. Isoz s’adressait à des clubs dont les présidents n’étaient pas issus du milieu footballistique, des dirigeants qui, en dépit de leur bonne volonté, ne maîtrisaient peut-être pas toute la «chose» foot et ses particularités. C’était vrai pour Xamax, Servette et Lausanne. Pas pour Sion. Avec Christian Constantin, connaisseur émérite du milieu, l’aventure continue, d’ailleurs. Le message sans détour ou des vérités dites aux présidents ont-ils eu raison du lien de confiance avec certains d’entre eux?

Peut-être à en croire Christian Binggeli, le boss de Xamax. «Au départ, nous étions d’accord de collaborer avec M. Isoz, mais les choses évoluent, lance-t-il. Nous n’avons pas reçu de pression de la Ligue, même s’il a sans doute des visions plus développées que les dirigeants en place à la SFL. Mais je n’avais pas plusieurs heures à lui consacrer, entre mon entreprise et le club.»

À Servette, le président, Didier Fischer, est plus pragmatique. «On a eu besoin de M. Isoz à un moment, car on manquait d’expérience, pour mieux comprendre le fonctionnement de la Ligue. Nous ne voyions ensuite plus d’apport dans l’absolu. Pour le reste, que cela ait pu déplaire à la Ligue ou pas, ce n’était pas mon souci, je travaille avec qui je veux.»

Constantin voit son intérêt

Ne reste paradoxalement que le Sion de Christian Constantin à profiter encore des conseils d’Edmond Isoz. Un paradoxe de taille quand on se rappelle les divers bras de fer qui ont opposé les deux hommes quand l’actuel conseiller était directeur de la Ligue. «Peut-être que ça gêne Claudius, mais Edmond, je le garde, assène le président du FC Sion. Il y a sans doute une querelle d’ego entre eux, mais je suis au-dessus de ça. Moi, j’y vois mon intérêt et au-delà de nos relations passées, Edmond est un bon pro, qui s’implique et qui m’est utile.» Et si Constantin était le plus sage? (24 heures)
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Message par dudu le Ven 30 Nov - 20:25

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Message par LKK le Lun 3 Déc - 8:06

Football
Cette fois, le LS n’a pas grand-chose à se reprocher
Marc Schumacher/freshfocus

Malgré le nul (2-2) concédé dimanche, les Vaudois ont confirmé leur redressement à Aarau

Dans une ambiance fraîche et pour le moins arrosée, le Lausannois Joao Oliveira (ici aux prises avec l’Argovien Raoul Giger) a inscrit son premier but en Challenge League. MARC SCHUMACHER

André Boschetti Aarau

Deux indices, si intéressants soient-ils, ne constituent jamais une preuve. On attendra donc le derby lémanique de samedi prochain (17 h) pour avoir la confirmation, longtemps vainement espérée, que ce Lausanne-Sport poussif et attentiste vu durant près de quatre mois fait désormais partie d’un passé définitivement révolu.

Pour briser l’impressionnante série de sept victoires consécutives de Servette et ainsi relancer un championnat de Challenge League qui est en train de tourner à un monologue genevois, le LS se devra donc non seulement de confirmer les très bonnes choses montrées face à Winterthour puis à Aarau, mais aussi, probablement, de hausser encore un peu plus son niveau de jeu. Et, surtout, de gommer ces petites fautes d’attention qui lui ont coûté deux points supplémentaires, dimanche au Brügglifeld.

Ce huitième (!) nul concédé en seize matches n’est pas celui qui laissera le plus de regrets aux Lausannois. Et cela même s’ils pensaient bien enfin tenir cette deuxième victoire de suite qui les fuit depuis le 31 août dernier, lorsqu’une superbe frappe enroulée de 20 mètres de Francesco Margiotta leur donnait un avantage mérité à un quart d’heure du terme. Malheureusement pour eux, une légère distraction défensive permettait à un très généreux et inspiré FC Aarau d’arracher, huit minutes plus tard, un partage des points qui fait beaucoup plus son bonheur que celui de son adversaire. «C’est le genre de choses qui peuvent arriver au cours d’une partie si intense, soupire Alexandre Pasche. Personnellement, ce que je regrette le plus, c’est que nous n’ayons pas été capables de nous mettre plus tôt à l’abri en concrétisant une occasion de plus.»

Un derby bienvenu
Une fois cette compréhensible frustration digérée, le LS pourra se réjouir d’avoir su confirmer, face à un adversaire qui restait sur quatre victoires d’affilée et sur une pelouse gorgée d’eau, les gros progrès montrés une semaine plus tôt contre Winterthour. «Je n’ai aucun reproche à adresser à mes joueurs, souligne un Giorgio Contini un brin déçu par l’épilogue de ce duel. L’équipe a joué pour gagner en affichant de bout en bout cet état d’esprit conquérant et ce courage qui seuls nous permettront d’aligner les victoires et de reprendre confiance. Dans cet ordre d’idées, ce derby contre Servette tombe au bon moment.»

Un avis que partage Alex Pasche, promu capitaine en l’absence d’Adilson Cabral, laissé une nouvelle fois sur le banc mais dont l’expérience pourrait s’avérer très précieuse, samedi. «Le championnat est encore très long, mais on aura là une magnifique chance de nous rapprocher du leader, se réjouit le Vaudois. Avec sept longueurs de retard, la pression sera sur nos épaules mais nous y sommes habitués. Je suis convaincu que nous avons toutes les armes pour l’emporter. À condition, bien sûr, de ne pas retomber subitement dans nos travers…»

Margiotta marque enfin
Des errements qui ont duré près de trois mois et ont coûté une bonne dizaine de points au LS. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder le classement au lendemain du premier derby lémanique, remporté en terre genevoise le 31 août, où les Vaudois trônaient au sommet de la hiérarchie avec cinq unités de plus que l’actuel leader. «Après une bonne entame de championnat, regrette Pasche, nous nous sommes un peu endormis sur nos lauriers en tombant dans la facilité. Or face à des adversaires aussi déterminés à briller contre nous, la moindre baisse de régime se paie au prix fort. Une passivité qui nous a coûté de nombreux points mais dont nous avons désormais tiré les bonnes leçons. Du moins je l’espère.»

Pour ce derby dont l’enjeu sera énorme pour lui, le LS pourra compter sur un atout supplémentaire bienvenu. Bien malheureux face à Winterthour, Francesco Margiotta a pu enfin ponctuer sa nouvelle belle prestation par un but. Un détail tout sauf anecdotique pour un attaquant dont le talent n’est plus à démontrer mais qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis le… 15 avril dernier. Une éternité pour lui et pour un Lausanne-Sport qui pourra aussi compter sur un Andi Zeqiri à nouveau en pleine possession de ses moyens après avoir enduré une énième pause forcée en raison d’une blessure. Suffisant pour faire exploser la meilleure défense de Challenge League? Réponse samedi.

LKK

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Message par LKK le Mer 5 Déc - 8:41

Football
Depuis leur premier choc, Servette rigole et Lausanne fait la grimace
Eric Lafargue
Deux clubs,
deux dynamiques depuis le 31 août
et la victoire du LS
à Genève. Chronique d’une inversion avant le derby

Les retrouvailles entre Lausanne et Servette s’annoncent chaudes, samedi à la Pontaise. ÉRIC LAFARGUE

Daniel Visentini

C’est un mot qui veut tout dire. Ou rien. La dynamique. On voudrait lui conférer des pouvoirs magiques, comme si dans son sens positif bien sûr elle rendait tout possible. La dynamique ne s’invente pas, elle ne tombe pas de nulle part: elle s’appuie forcément sur un constat. Pour le Lausanne - Servette de ce samedi, ce derby lémanique si attendu, il faut confronter les destins des deux frères ennemis.

C’est peut-être le premier choc entre Servette et Lausanne qui est le départ de tout. Le 31 août, le LS bat les Grenat à la Praille 1-0. Les Vaudois quittent pourtant la pelouse chichement: depuis la 57e minute, ils étaient à onze contre neuf et n’ont conservé leur but d’avance que miraculeusement.

Il n’empêche. Au soir du 31 août, Lausanne est en tête du classement de Challenge League, avec cinq points d’avance sur Servette, quatrième alors. On aurait pu croire, au-delà des circonstances, que cela aurait dû crisper les Genevois et libérer les Lausannois, mais c’est tout le contraire qui s’est produit.

Des statistiques édifiantes
Depuis ce match, dix journées se sont disputées et le résultat est sans appel. En dix matches, Servette a engrangé 24 points, en marquant 26 buts pour 9 encaissés, sans perdre une seule partie. Les Grenat auront commencé cette série d’invincibilité par trois nuls rageants, avant d’aligner sept succès de suite, série en cours.

Pour Lausanne, en revanche, c’est la soupe à la grimace. Dix matches, 12 points inscrits seulement, 16 buts marqués, 12 concédés, le tout pour deux défaites et six nuls. Vilain coup d’arrêt qui raconte très précisément les dynamiques, positive et négative, vécues par les deux clubs. À la veille du deuxième derby, Servette est donc en tête désormais, avec sept points d’avance sur un LS ébranlé, même s’il semble aller un peu mieux. C’est à l’aune de ces résultats que l’on mesure sans doute la fameuse dynamique et son importance.

Matias Vitkieviez, ex-Servette, aujourd’hui à Carouge, sait de quoi il parle. Cette euphorie qui porte un groupe, il l’a vécue avec Joao Alves à la barre, en grenat à l’époque.

«Quand on rentrait sur le terrain, on savait qu’on allait gagner, assure-t-il. J’avais confiance en moi, mais aussi en tous mes coéquipiers. Et quand tu vis une période pareille, ce qui est le cas de Servette actuellement, tu marques du genou avec un poteau rentrant. Parce que tout rentre. Mais si tu es dans une spirale négative, ou que tu n’as pas les résultats attendus, alors tout se crispe. Tu cherches la petite bête, tu es soudain sous pression. Parce qu’il y a le classement qui s’en mêle et que tu recules. Alors tous les détails sont en ta défaveur.» Thomas Castella, le portier du LS, en sait quelque chose, pour ce but gag encaissé à Kriens qui n’aura fait rire aucun Lausannois. Le diable se niche dans les détails.

L’analyse de Gérard Castella
Au contraire, quand tout va bien, cela n’arrive pas. Ex-entraîneur de Servette et de Lausanne, Gérard Castella, responsable de la formation à YB maintenant, évoque ce qu’apporte une dynamique de groupe positive.

«Son origine première vient des résultats, c’est évident, rappelle-t-il. Des succès à répétition, cela donne une immense confiance, un moral fort, une énergie aussi au groupe. Qui va se sentir capable de retourner une situation qui serait compromise pour d’autres.» Tiens: sans une force morale collective puisée dans sa dynamique positive, Servette serait-il passé d’une défaite annoncée 2-1 à la 90e à Kriens à un succès 2-3 à la 95e? Sûrement pas.

«La dynamique, c’est aussi la manière dont un groupe vit ensemble, poursuit Gérard Castella. Et ça, c’est au coach et aux joueurs de mettre cela en place au sein du club. Il y a eu beaucoup de changements ces derniers mois au LS, entre l’entraîneur, le directeur sportif, les dirigeants. Tout est plus compliqué pour que la mayonnaise prenne.»

Pulsion de vie pour Servette, tropisme de la fatalité pour Lausanne. Et si tout s’inversait d’un coup, comme ce fut le cas après le 31 août? Cette fameuse dynamique peut-elle vraiment changer de camp d’un seul coup, par la grâce d’un match?

«Je ne sais pas, avoue Castella. Je sais qu’il est possible de perdre un match, bien sûr. Parce qu’un accident peut toujours arriver. Mais si une seule défaite suffit pour briser l’élan de tout un groupe, alors c’est que cette alchimie était artificielle. Or, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas à Servette. Et j’ai plutôt le sentiment que c’est Lausanne qui est sous pression. Parce que si le LS fera tout pour se relancer à l’occasion de ce derby, il sait aussi qu’en cas de défaite, il se retrouverait à dix points au classement.»

Lausanne aura-t-il les ressources morales pour s’affranchir de sa situation actuelle et se remettre sur le droit chemin? Servette saura-t-il profiter de son bel élan pour enfoncer le clou? Par-delà les dynamiques en présence, c’est tout l’enjeu pour les deux favoris du championnat.

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Jeu 6 Déc - 8:37

Football
«Le derby suscite plus d’émotions à Lausanne»
PHILIPPE MAEDER
Robert Kok et Erich Burgener racontent les différentes façons de vivre ce rendez-vous selon que l’on défend les couleurs du LS ou de Servette

Robert Kok et Erich Burgener ont joué deux saisons ensemble au Lausanne-Sport (1979-1981) puis deux autres au Servette FC (1984-1986). PHILIPPE MAEDER

André Boschetti

Au cours des histoires plus que centenaires du Lausanne-Sport et du Servette FC, les joueurs à avoir défendu les couleurs des deux clubs se comptent par dizaines. Mais, sans faire injure à quiconque, la plupart du temps, ce sont des seconds couteaux qui ont posé leur sac 60 kilomètres plus à l’est ou à l’ouest.

Les cas d’Erich Burgener et de Robert Kok sont bien différents. Lorsqu’en 1981 pour le premier, et en 1984 pour le second, le puissant Servette s’en est allé débaucher ces deux joueurs emblématiques chez son voisin, il s’est tout bonnement attaché les services du gardien de l’équipe de Suisse puis de l’un des tout meilleurs attaquants de LNA. Comme pas mal d’autres, Erich Burgener (67 ans) et Robert Kok (61 ans) ont donc vécu de très nombreux – et souvent épiques – derbys lémaniques des deux côtés. Mais à chaque fois avec, sur leurs solides épaules, l’attente en ce temps-là extraordinaire du public.

«J’ai découvert l’importance de ce derby en arrivant à Lausanne en 1979, commence le Néerlandais. J’ai d’emblée pu en mesurer l’importance à la forte pression qui l’accompagnait. La semaine précédente, on ne parlait que de ça! Et je dois dire que j’adorais cette atmosphère. Elle me poussait à donner le meilleur de moi-même.»

«Un véritable événement»
Une ferveur que n’a pas oubliée Erich Burgener. «J’entends que samedi il pourrait y avoir, au mieux, 7000 à 8000 spectateurs à la Pontaise, soupire l’ancien gardien. Personnellement, des derbys, j’ai dû en jouer des dizaines, mais aucun devant moins de 12 000 à 13 000 personnes. À l’époque, dans les bistrots, les discussions ne tournaient qu’autour du match. C’était un véritable événement. Aujourd’hui malheureusement, plus personne n’en parle. J’ai l’impression que le derby lémanique est presque devenu un match comme un autre. C’est vraiment dommage que les jeunes ne s’identifient plus au grand club de leur région mais à ceux qui disputent la Ligue des champions.»

Cette légère indifférence tient également aux parcours chaotiques des deux clubs depuis une quinzaine d’années. «Le dernier grand derby? Il remonte au printemps 1999, clament les deux compères. Avec le titre de champion en jeu. Depuis, beaucoup de choses ont changé. D’abord à cause des faillites qu’ont connues les deux clubs. Ils ont dû repartir de zéro et semblent encore loin d’avoir réussi à rattraper le temps perdu. Pour preuve, le derby de samedi est une affiche de Challenge League, un cas de figure invraisemblable il y a trente ans.»

Servette est en avance
Même s’il est difficile d’imaginer, un jour prochain, un nouveau derby devant plus de 20 000 spectateurs, le retour d’une certaine ferveur populaire passe obligatoirement par une double promotion en Super League, selon nos interlocuteurs. «Mais pas seulement, ajoute Burgener. Ces deux publics sont aussi très exigeants. Le supporter vaudois, surtout, est difficile à déplacer car il s’enflamme moins vite que son voisin du bout du lac. Tous deux veulent certes des résultats, mais également du spectacle et une équipe avec une vraie âme. Dans cet ordre d’idées, Servette me semble aujourd’hui compter une longueur d’avance sur Lausanne. Il y a quelques semaines, j’ai été invité au repas de soutien, à Genève, et j’ai découvert avec plaisir un club qui revit grâce à un vrai projet régional et à un entraîneur, Alain Geiger, qui donne l’impression de savoir où il va. En résumé, Servette est un club qui rassemble à nouveau. De plus, le président, Didier Fischer, est un Genevois qui a ses entrées dans le canton. Des atouts importants que le LS ne possède pas encore.»

Une supériorité théorique
Un constat que partage Robert Kok: «Après quatre mois, les joueurs du LS semblent encore se chercher. Sur le papier, cette équipe est peut-être supérieure à Servette mais sans parvenir à le démontrer sur le terrain. Et puis, en plus de quelques anciens joueurs qui pourraient officier comme ambassadeurs, il manque toujours une forte personnalité locale dans la direction de ce club.»

Samedi, Erich Burgener et Robert Kok suivront le derby avec attention. «Le LS sera sous pression, souligne l’ancien attaquant. Une défaite placerait son adversaire en position de force. Avec dix points d’avance, je vois mal les Genevois manquer leur objectif au printemps.»

Lausanne a un complexe
«Cela deviendrait effectivement très compliqué pour le LS s’il s’incline, renchérit Burgener. D’autant plus qu’à Lausanne on nourrit un petit complexe vis-à-vis de Servette. Pour avoir préparé et vécu cet événement des deux côtés, je peux vous assurer que l’attente est autrement plus fébrile du côté de la Pontaise et de ses supporters. Les émotions y sont plus fortes. Parce que pour le LS, battre Servette – un club historiquement plus puissant et titré – a toujours été considéré comme un petit exploit. Alors qu’à Genève une victoire n’était finalement qu’une conséquence logique de cette supériorité. La semaine qui suivait une défaite dans un derby était, pour le supporter lausannois, toujours un peu plus difficile à vivre que pour le Genevois, qui passait vite à autre chose.»

Mais à en croire nos deux témoins, la semaine prochaine ne devrait pas être sinistre pour le fan du LS. «Dos au mur, les joueurs sauront réagir et montrer ce dont ils sont capables, assure Burgener. Je vois donc le LS s’imposer 2-0, et tant pis pour tous mes amis genevois!» «En ce qui me concerne, conclut Kok, le cœur me dit que Lausanne va gagner 2-1, mais la raison est plus prudente avec un 2-2.»

LKK

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Ven 7 Déc - 8:35

Football
Lausanne-Sport cherche à séduire un nouveau public
Pour Vincent Steinmann, directeur marketing et commercial
du club, le derby sera aussi un grand banc d’essai

André Boschetti

Le Lausanne-Sport jouera gros, samedi, face à Servette. Et pas seulement sur le plan sportif. Pour Vincent Steinmann (40 ans), l’homme qui est à la tête du marketing et de la communication du club depuis avril, le derby et son affluence «hors norme» cette saison, sera sinon un moment de vérité, du moins un test très instructif.

Des prix attractifs
Avec moins de 2000 spectateurs en moyenne lors des huit matches disputés jusque-là, jouer dans le vétuste stade de la Pontaise est presque devenu un handicap pour l’équipe. D’autant plus que les sifflets y ont été plus nombreux que les applaudissements durant ce triste automne. «Les résultats du LS déterminent encore trop notre travail, commence Vincent Steinmann. Et comme ils n’ont pas tout à fait été à la hauteur des expectatives, les affluences s’en sont ressenties. Avec, pour l’instant, un total inférieur à 16 000 personnes, nous sommes loin des chiffres des deux dernières saisons (ndlr: 69 000 puis 74 000 en 18 matches). Notre but est de nous en rapprocher et ce derby, pour lequel nous espérons dépasser les 7000 personnes, devrait être un vrai signal positif.»

Pour profiter de cette occasion de séduire un public qui a un peu perdu l’habitude de se déplacer, Vincent Steinmann ne ménage pas ses efforts. «Le temps où le spectateur se contentait de venir voir son match pour en repartir dès le dernier coup de sifflet fait partie du passé. Nous devons améliorer l’accueil de nos supporters et la convivialité, même si c’est compliqué dans ce stade. Raison pour laquelle, notre objectif est de tester différentes choses afin d’être prêts lorsque nous déménagerons à la Tuilière.»

Pour beaucoup de visiteurs occasionnels, les longues files d’attente devant les caisses les jours de grosses affluences sont un problème rédhibitoire. «Ce souci est désormais réglé, se réjouit celui qui a aussi été président de la Confrérie du LS. Grâce à notre opérateur ticketing, les billets peuvent s’acheter via le téléphone ou internet. En cinq clics, l’affaire est conclue. Même ceux qui se décident au dernier moment de rejoindre la Pontaise ne manqueront plus le début de la partie.» Quant aux prix, souvent prohibitifs pour une famille, ils ont été adaptés pour être plus abordables. Deux adultes qui désirent assister au match avec leurs deux enfants, par exemple, ne débourseront désormais pas plus de 50 fr.

Animations dès 15 h 30
Attirer les plus jeunes à la Pontaise est l’autre grand défi auquel s’attaque Vincent Steinmann. «Il ne faut pas se leurrer, la moyenne d’âge élevée de notre public est toujours un problème. Depuis quelques mois, nous cherchons à nous rapprocher de tous les «footeux» du canton. À l’occasion de chaque match, nous organisons une table des présidents à laquelle sont conviés sept ou huit clubs. Une excellente occasion pour nos dirigeants de mieux les connaître, de les écouter et d’améliorer nos relations. Avec, bien sûr, l’ambition de fidéliser les centaines de membres de ces clubs que nous invitons à la Pontaise. Pour le derby, nous accueillerons ainsi au stade quelque 800 jeunes footballeurs de clubs sis entre Morges et Nyon. Reconquérir notre public prendra du temps, mais on y arrivera, j’en suis certain.»

Pour que chaque spectateur y trouve son compte, le LS installera aussi une grande tente et un écran géant dans l’espace qui se situe devant l’entrée principale. «Il y aura bien entendu différents stands pour boire et manger, explique Vincent Steinmann, mais aussi des animations grand format pour les plus petits. Avec la présence de notre nouvelle mascotte, «Loupo», d’animateurs professionnels et d’un DJ qui mettra de l’ambiance dès 15 h 30. Une heure à laquelle les férus de foot pourront aussi regarder un match de Premier League en direct (Arsenal - Huddersfield) avant de rejoindre leurs places pour le derby. Et après le match, le choc au sommet entre Chelsea et Manchester City leur sera proposé.»

Pour finir, l’entrée des joueurs sur le terrain sera, elle aussi, très spéciale. Pour ce qui concerne l’accueil des supporters genevois, tout a été prévu. «Le dispositif de sécurité maximal sera mis en place, conclut Vincent Steinmann, et tout devrait donc bien se passer. Les quelque 350 fans du SFC attendus seront parqués dans le secteur réservé aux visiteurs. Avec la possibilité d’en ouvrir rapidement un ou plusieurs autres s’ils devaient être plus nombreux encore.» Tout est donc prêt pour que la fête soit belle, samedi. Il ne reste donc plus au LS qu’à bien faire son boulot sur le terrain pour qu’elle devienne parfaite.

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Sam 8 Déc - 10:55

Football
Un derby qui vaut bien plus que trois points
SALVATORE DI NOLFI
Grâce à deux équipes au pic de leur forme, l’acte II du duel entre le LS
et Servette promet
à la fois du spectacle
et des émotions

Le premier duel entre
le Servettien Miroslav Stevanovic et le Lausannois Per-Egil Flo (à dr.) avait tourné à l’avantage
du second. KEYSTONE

André Boschetti

Pour tous ceux qui accordent une grande importance aux chiffres, l’issue de ce 182e derby lémanique de l’histoire en championnat ne devrait être qu’une formalité pour Servette. Depuis le 31 août et leur dernière défaite de la saison, contre le Lausanne-Sport justement, les Genevois n’ont-ils pas engrangé douze points de plus que leur adversaire? En dix matches seulement.

Une différence de rendement abyssale qui n’existe heureusement plus depuis trois semaines. Placés face à leurs responsabilités, Giorgio Contini et ses joueurs ont récemment donné sur le terrain les réponses longtemps attendues en vain. Entre un ex-grand favori lausannois à la promotion qui justifie enfin ses hautes ambitions et un leader servettien qui surfe sur une impressionnante série de sept victoires consécutives, le spectacle devrait être, cette fois, à la hauteur des attentes. Pour le plus grand plaisir du public.

Commentaire
Pas de doute, le LS va gagner et relancer le championnat
André Boschetti
Journaliste

Dimanche 26 mai 2019. Prostré dans son vestiaire du Stade de Genève quelques minutes après une inutile victoire contre Kriens, Alain Geiger repasse pour la énième fois dans sa tête le film de cette saison. Et une fois encore il repense à ce sinistre 8 décembre 2018. Ce soir-là, à la Pontaise, Servette avait tout en main pour «tuer» le suspense. Mais, après sept victoires consécutives, son équipe avait trébuché. Un revers a priori anodin, puisque les Genevois comptaient alors encore quatre longueurs d’avance sur le LS. Mais cette victoire lausannoise dans le derby lémanique – de surcroît acquise avec la manière – marquait le renouveau de l’équipe de Giorgio Contini.

Le LS n’en est pas encore là aujourd’hui. Mais il s’apprête à défier le leader de Challenge League à un moment idéal. Parce qu’il ne va pas manquer une si belle occasion de montrer que cette métamorphose, amorcée contre Winterthour et Aarau, est définitive.

Un profond changement d’état d’esprit qui trouve peut-être sa genèse le 14 novembre dernier. Plus qu’agacé par ce qu’il voit depuis deux mois, David Thompson, le président du Lausanne-Sport, décide de s’adresser directement aux joueurs. Un face-à-face, sans le moindre éclat de voix, d’une quinzaine de minutes qui a pour but de placer l’équipe face à ses responsabilités. Trois jours après le 100e anniversaire de l’armistice, l’Anglais insiste sur les vertus incontournables que sont la solidarité et l’esprit de corps pour qui veut vraiment gagner. En filigrane, David Thompson fait comprendre aux joueurs qu’Ineos, le très généreux propriétaire du club, les a tous traités comme des rois et mais qu’eux se sont trop souvent comportés comme des bouffons.

La deuxième raison principale pour laquelle le LS va battre Servette samedi, et totalement relancer le championnat, a pour nom Giorgio Contini. La surprenante promotion conquise à la tête de Vaduz en 2014 lui avait fait croire que la recette utilisée au Liechtenstein était partout garante de succès. Son licenciement du FC Saint-Gall, après huit mois seulement, pour absence de spectacle a été un premier avertissement dont le Zurichois n’a pas voulu tenir compte. À la Pontaise non plus, du moins jusqu’à la mi-novembre et sa prise de conscience – soufflée à son oreille ou pas importe finalement assez peu – que la progression collective d’une équipe supérieure individuellement à ses adversaires passe impérativement par le jeu et une attitude conquérante.

Commentaire
C’est sûr, Servette va s’imposeret assommer le championnat
Daniel Visentini
Journaliste

C’est fou, ça: une victoire contre un Winterthour privé de défense centrale, un nul à Aarau et voilà Lausanne qui bombe le torse à la veille d’un derby. Il faut dire que les Vaudois n’ont pas le choix: relégués à sept longueurs d’un Servette euphorique qui enfile les succès comme des perles, les hommes de Contini n’ont tout simplement pas le droit de perdre, ils sont même condamnés, déjà, à gagner. C’est la seule certitude comptable de ce choc, sauf que cet espoir lausannois a tout du vœu pieux.

La réalité est plus simple, elle ne s’embarrasse pas de suspense à entretenir, de calculs arrangeants, elle impose au contraire une lecture froide des dynamiques en jeu.

Pour le coup, Servette, toutes voiles dehors, a le vent en poupe, tandis que le LS, la coque froissée, tire des bords carrés. Cela ne garantit pas aux Grenat une victoire, mais pour tout dire, cela leur donne un sacré avantage, qu’ils confirmeront ce samedi.

Cela fera sans doute sourire les Vaudois et d’autres, mais les Genevois arriveront à la Pontaise en toute humilité. Et en pleine confiance. Le classement n’y est pour rien.

Là où Lausanne se cherche encore un projet de jeu, les Grenat en ont un, deux ou trois solides à opposer, tous performants. Là où Contini se tâte encore pour définir une réelle équipe type, Geiger a déjà la sienne et elle cartonne à chaque sortie depuis plusieurs semaines, avec la meilleure attaque et la meilleure défense en prime.

Surtout: Servette se comporte comme un groupe solidaire, homogène, équilibré. Qui vit sans se poser de questions improbables sur un futur virtuel. C’est tout le contraire à Lausanne. Le patron d’Ineos et des Vaudois s’est fendu d’une colère froide pour rappeler ses ouailles à leurs responsabilités? C’est le signe d’un club sous pression, au moment même où les Servettiens ont préparé ce match dans la sérénité.

D’un côté la passion triste d’une équipe qui plie régulièrement sous le poids de ses écrasantes ambitions et qui tremble donc à l’idée de perdre le derby; de l’autre la jubilation légère d’une troupe sûre d’elle, de son potentiel, de son jeu. La différence est immense.

Giorgio Contini a souligné qu’avec «Stevanovic, Servette peut compter sur un joueur qui devrait évoluer en Super League». L’entraîneur vaudois oublie Rouiller, Wüthrich, Alphonse, Sauthier, Cognat et on en passe. Mais il a raison sur le fond: c’est bien pour ça que Stevanovic & Cie joueront en Super League la saison prochaine. Au Servette FC. Et s’il faut battre Lausanne ce samedi pour que cela soit clair, alors les Grenat battront Lausanne.

Les nouvelles du vestiaire lausannois
Les absents Pas de mauvaise surprise pour Giorgio Contini durant cette semaine de travail qui a précédé le derby. Seuls Jérémy Manière, Yeltsin Tejeda et Noah Loosli, blessés de longue date, manqueront à l’appel. D’où un contingent pléthorique qui obligera le coach lausannois à reléguer quelques titulaires en puissance dans les tribunes.

Giorgio Contini «J’ignore encore si je reconduirai intégralement l’équipe qui m’a donné entière satisfaction lors de nos deux dernières sorties. Sur le plan tactique, je ferai quelques petits changements. Servette n’a pas l’habitude qu’on vienne les presser haut, les agresser. Mais attention à un adversaire en pleine confiance qui est techniquement au-dessus de la moyenne. Avec Miroslav Stevanovic, les Genevois peuvent compter sur un joueur qui devrait évoluer en Super League.» A.B.

Les nouvelles du vestiaire genevois
Les absents Servette est toujours privé de Lang, Busset et Souare. Pour le reste, Alain Geiger a tout
le monde à disposition. Comme l’entraîneur a neuf joueurs non HTP (non formés en Suisse), il devra en écarter deux au dernier moment, seuls sept étant autorisés à figurer sur la feuille de match.

Alain Geiger «Je m’attends à un match difficile, parce que Lausanne est une bonne équipe. Mes joueurs sont prêts pour ce choc. Nous allons à la Pontaise pour imposer notre jeu et prendre les trois points. Nous savons quoi faire, la confiance est là. Le mot d’ordre: ne rien lâcher de la 1re à la 97e minute.»

Le dernier supporter Il vient de naître, il s’appelle Samuel et il fait le bonheur de Steve Rouiller et de sa femme depuis la nuit de jeudi à vendredi. «Il va nous apporter son soutien pour le derby», assure le défenseur central servettien. D.V.

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Re: Les articles de presse (pas de commentaire !)

Message par LKK le Dim 9 Déc - 16:58

Servette tient Lausanne à distance

Keystone

Keystone
1
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Coupable sur l’ouverture du score adverse, Alexandre Pasche (en blanc) et le LS n’ont pas fait tomber le leader genevois à la Pontaise.

Daniel Visentini

daniel.visentini
@lematindimanche.ch

On pourra retourner ce derby dans tous les sens, en analyser toutes les coutures, toutes les conclusions seront bonnes. La seule réalité qui s’impose est limpide: Lausanne et Servette sont les deux meilleures équipes de Challenge League et ce nul 1-1 qui ne lèse personne a offert un spectacle haut en intensité.

À explorer les regards des uns et des autres, au sortir de la Pontaise, aucune réelle frustration. Les Lausannois, au courage, à l’énergie, auront eu le mérite de bousculer un solide leader pour revenir au score, eux qui courraient après depuis la 35e minute et ce centre chirurgical de Stevanovic pour la tête de Kone.

Les Grenat, eux, auront en souvenir les 25 minutes de domination sans appel avant la pause et cette pléiade d’occasions manquées, par Wüthrich, Cognat, Alphonse (tête sur la latte), ou encore Kone. Mais ils se rappelleront aussi ces longs instants compliqués qui précédaient l’égalisation de Zeqiri.

Une pression intense appliquée par un Lausanne généreux mais sans génie et donc pas souvent dangereux. Des occasions nettes manquées par Servette plus inspiré mais moins joueur que d’habitude, qui n’a pas su tuer le match alors qu’il menait au score: aucun bouleversement au classement, par conséquent. C’est là que les destinées se séparent, entre les frères ennemis.

Dans le car tout grenat qui ramenait Servette à Genève, il n’y avait pas d’euphorie, juste le regret diffus de n’avoir pas réussi à reléguer Lausanne à dix points. Mais en tenant le LS à distance, soit à sept longueurs, les Servettiens savouraient une sorte de victoire morale. C’est bien la seconde vérité de ce derby: pour n’avoir pas pu battre les Genevois, Lausanne les regarde toujours de loin.

Pour le reste, s’il se cherchait des certitudes, Giorgio Contini pourra toujours s’accrocher à ce regain de forme qui permet à «son» LS de tenir la dragée haute au leader, de le contraindre au nul après sept succès d’affilée. À la faveur d’une balle arrêtée, il aurait même pu faire illusion en raflant la mise. Mais si l’on gratte un peu, le vernis craque. Dominguez, peu en vue, a souffert. Kukurzovic a traversé le match sans faire la différence, Margiotta a manqué une belle occasion avant de perdre le fil, Puertas, aspiré par Wüthrich quand ce dernier s’est replacé plus bas, a abandonné Pasche au plus fort de la domination servettienne avec la conséquence que l’on sait (c’est Pasche qui perd le ballon sur l’action du 0-1 servettien). Il aura fallu une absence collective adverse pour que Zeqiri puisse filer seul plein axe pour égaliser. Cela n’enlève rien au mérite vaudois, mais cela met en perspective la performance globale.

Un leader solide

Servette, malgré une maîtrise du ballon plus compliquée, a sans doute plus d’assurances que ce LS-là. Il a d’ailleurs osé s’aligner avec un seul No 6, contre le duo Pasche-Puertas. Il sait se ménager des occasions nettes, bien plus que Lausanne. Et il demeure leader et finira très vraisemblablement la première partie de la saison en champion d’automne.

Ne pas avoir réussi à concrétiser plus souvent sa supériorité, quand il était en possession du ballon (avant la pause) ou quand Lausanne laissait des espaces béants après le thé, ne remet rien en question du côté genevois. Une ligne est tracée et si elle ne rime pas encore avec promotion, elle est suffisamment claire pour en montrer le chemin. À Lausanne de s’en
inspirer.

LKK

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